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Problématique de l’atelier n°10

Partage de l’espace public : comment requalifier la ville existante ?

Pendant des décennies, les villes ont adapté leurs espaces publics à la circulation automobile qui s’est imposée comme le mode de déplacement dominant, voire souvent exclusif.

Congestion du trafic, impossibilité de répondre à la demande par de nouvelles infrastructures, pollutions et nuisances ont conduit les responsables publics à repenser la question de la mobilité.

Le renouveau des transports en commun ou les initiatives en faveur des vélos ont montré que d’autres solutions étaient à notre portée.

Les enjeux du développement durable demandent d’opérer une mutation profonde des modes de déplacement urbains et donc d’envisager la transformation des voiries urbaines et péri-urbaines dans leur globalité afin d’offrir à chaque habitant la possibilité de réaliser une part importante de ses déplacements par des moyens alternatifs au véhicule individuel motorisé. Une telle transformation est en effet une condition nécessaire à une évolution rapide des pratiques individuelles.

Aménagements cyclables ou zones de circulation apaisée, transports en commun, espaces piétons confortables, c’est une requalification de l’ensemble de l’espace public qui s’impose à nous.

Cet enjeu concerne bien évidemment en premier lieu la ville qui existe, avec ses formes urbaines héritées du passé, avec des emprises d’espace public pas toujours adaptées.

Les questions proposées sont notamment les suivantes :

- Comment répondre à la demande de nouveaux usages de l’espace public dans un système sous contraintes : un large territoire à aménager et à gérer, dans un espace temps défini et à budget limité ?

- Quelles réflexions préalables aux différentes échelles (agglomération, quartier, rue) ?

- Nécessité de s’inscrire dans une stratégie globale des déplacements ? Quel travail préalable de hiérarchisation du réseau viaire et de ses usages ?

- Quelle stratégie de mise en œuvre pour une efficacité en termes d’usages ? Comment concilier cette logique de résultat avec les contraintes économiques, temporelles et spatiales inhérentes à l’aménagement et de la gestion de l’espace public ?

- Au niveau opérationnel, une approche économe des aménagements est-elle compatible avec une approche rigoureuse répondant aux besoins en termes d’usages de la voirie ?

Des aménagements « rustiques » peuvent-ils répondre aux enjeux de sécurité ? Ou encore d’accessibilité ? Sont-ils à même de satisfaire des usagers attentifs à la qualité d’usage des espaces publics ? Quelle pertinence des aménagements provisoires ?