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Atelier 11 : Péri-urbain et ville des courtes distances : utopie ?

Réduire la dépendance à l’automobile dans le périurbain passe par l’augmentation concomitante des parts modales des modes doux sur les courtes distances, et des transports collectifs au-delà. L’atelier 11 s’est demandé comment on pouvait, d’une part favoriser la ville des courtes distances dans ces territoires peu ou mal structurés, et d’autre part adapter les outils utilisés dans l’urbain pour développer marche à pied et vélo.
Les exposés ont montré que l’hégémonie automobile a très fortement marqué l’aménagement et l’usage de l’espace (vitesses, coupures urbaines, emprise du stationnement). Même si c’est plus difficile en périurbain qu’en urbain, les outils nécessaires pour donner toute leur place à la marche et au vélo existent. Pourtant au delà de quelques réussites locales, la France a pris du retard.
Ce qui manque avant tout c’est un véritable portage politique de ce sujet et la mise en place de stratégies par les décideurs. Il est sans doute temps d’envisager un renversement de perspective, par la généralisation des démarches de modération de la vitesse et de partage plus équitable de l’espace. La modification des usages induite par cette reconquête de l’espace public pourra induire de nouvelles logiques d’implantation des services et commerces, créant un cycle vertueux pour les polarités secondaires. Les problématiques soulevés par l’atelier 11, comme l’atelier 3, renvoient à la question de la cohérence entre les politiques d’aménagement et de transport. Bien que cette cohérence soit inscrite dans les textes, sa mise en œuvre n’est pas encore visible sur le territoire. Il faut donc poursuivre les efforts en la matière dans la durée.