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Atelier 2 : Pôles métropolitains et coopérations transfrontalières ?

L’accroissement de l’influence des agglomérations et la mondialisation posent aujourd’hui avec plus d’acuité la question de la coopération entre collectivités au niveau des « grands territoires ». La gestion de ces interterritorialités se développe à différentes échelles : agglomération élargie, réseau de villes partageant des intérêts communs... Elle ne peut pas prendre une forme institutionnelle unique et demande des réponses innovantes constituées autour de projets communs partagés, réponses laissant souvent une place importante à l’informel. Les pôles métropolitains créés par la loi du 16 décembre 2010 présentent ainsi l’originalité d’être une structure constituée de manière volontaire par les élus des intercommunalités, sans nécessité d’une continuité territoriale. Un mode de gouvernance basée sur une responsabilité collective des élus, sans chef de file unique, semble s’imposer.
Ce nouveau mode de gouvernement territorial doit faire face à différents paradoxes, les démarches :

  • se fondent souvent sur des territoires vécus et en même temps nécessitent une appropriation par les habitants
  • se superposent aux démarches intercommunales à peine achevées
  • viennent percuter l’architecture administrative traditionnelle qui veut que, dès qu’un phénomène déborde d’un territoire, on fasse remonter la compétence à la juridiction supérieure et demandent ainsi l’identification claire de ce qui relève « en propre » de la nouvelle structure et de construire, notamment dans le domaine des transports, un dialogue avec les collectivités plus étendues que sont Régions et Départements.

Les coopérations menées dans les espaces transfrontaliers se caractérisent également par des solutions pragmatiques et innovantes. Ces démarches domestiques et transfrontalières peuvent probablement s’enrichir mutuellement.