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mobilité et inertie de la ville

Synthèse de l’atelier 12 : Mobilité et inertie de la ville

Les évolutions récentes de la mobilité urbaine ont mis en évidence une disposition de plus en plus importante des français vis-à-vis des modes alternatifs à la voiture. Les politiques de déplacements menées depuis plusieurs décennies ont permis une meilleure maîtrise de la place de la voiture en ville.
Paradoxalement, au moment où les français sont prêts à utiliser d’autres modes que la voiture, où les habitants des villes centre souhaitent avoir des commerces de moyenne surface près de chez eux plutôt que des hypermarchés en périphérie, l’offre alternative a aussi ses limites : saturation de l’offre de transports publics en certains points et à certaines heures, manque d’équipements et d’infrastructures pour les modes doux, complexité des livraisons en ville, etc.
Dans le cadre des Entretiens 2012, le Certu a consacré l’atelier « mobilité et inertie de la ville » à ces nouvelles tensions et aux réponses qui ont pu leur être apportées. Les débats ont démontré comment des collectivités ou opérateurs ont pu innover par une meilleure organisation de la mobilité urbaine : distribution des marchandises en ville, développement de plans de déplacements d’entreprises, optimisation de l’usage des réseaux de transports collectifs, facilitation de l’usage du sol par les piétons…
Mais des questions restaient en suspens, concernant le développement continu de l’offre de transports publics, la mise en œuvre de la planification des transports, le rapport entre mobilité résidentielle et mobilité quotidienne ; ces interrogations rendant d’autant plus nécessaires les réflexions prospectives.

Synthèse de l’atelier 2 : Pôles métropolitains et coopérations transfrontalières

L’accroissement de l’influence des agglomérations et la mondialisation posent aujourd’hui avec plus d’acuité la question de la coopération entre collectivités au niveau des « grands territoires ».
La gestion de ces interterritorialités se développe à différentes échelles : agglomération élargie, réseau de villes partageant des intérêts communs ; elle ne peut pas prendre une forme institutionnelle unique et demande des réponses innovantes constituées autour de projets communs partagés, réponses laissant souvent une place importante à l’informel. Les pôles métropolitains créés par la loi du 16 décembre 2010 présentent ainsi l’originalité d’être une structure constituée de manière volontaire par les élus d’intercommunalités, sans nécessité d’une continuité territoriale. Un mode de gouvernance basée sur une responsabilité collective des élus, sans chef de file unique, semble s’imposer. Les espaces transfrontaliers se
caractérisent également par des solutions pragmatiques et originales.
Ce sont ces nouveaux modes de coopération et de gouvernement territorial qu’un des ateliers « Pôles métropolitains et coopérations transfrontalières » des deuxièmes Entretiens du Certu (le 31 Janvier 2012) a soumis aux débats, dont une synthèse est proposée dans cet ouvrage.

Dix réflexions sur la mobilité en périurbain Synthèse des ateliers 3 et 11 : Mobilité en périurbain, quelles solutions et Périurbain et modes doux, utopie ?

Les espaces périurbains sont aujourd’hui une composante des aires urbaines qu’il convient d’organiser sans les stigmatiser.
En termes de mobilité, ces environnements diffus où la voiture est reine masquent des réalités très diverses. L’image bien ancrée d’une périphérie résidentielle dépendante de la ville-centre pour toutes les fonctions autres que l’habitat a vécu. Ces territoires se sont partiellement autonomisés par l’implantation d’emplois, de
commerces, de services... Les déplacements ont évolué en conséquence. Les mouvements pendulaires domicile-travail orientés vers le centre sont maintenant minoritaires en regard des déplacements multidirectionnels vers les banlieues, d’autres périphéries, ou le rural plus lointain. La réduction de la part modale de l’automobile constitue un enjeu majeur de développement
durable : environnemental (bruit, pollution, émission de gaz à effet de
serre), économique et social (coût de l’énergie, précarité énergétique) et de santé publique (développer l’activité physique par les modes actifs). Après un rappel du contexte périurbain, de ses modes d’habiter et de se déplacer, le document présente dix réflexions sur ces mobilités, aux échelles des courtes et moyennes distances.
Il termine en présentant trois perspectives pour agir sur ces territoires et la mobilité de leurs habitants, axées sur la gouvernance, l’autonomisation et la planification.

Urbanisme négocié, urbanisme partagé Synthèse de l’atelier 10 : Vers quel urbanisme négocié ?

Si la planification urbaine et la décision de l’aménagement sont de la responsabilité publique, le montage des opérations est l’objet d’un processus de négociations entre acteurs publics et privés.
Quelle posture, quels savoir-faire développés pour enrichir cette forme de coopération ? Le thème de la négociation entre porteurs de projet et puissance publique n’est pas en soi un thème nouveau.
Le permis de construire fait l’objet d’allers retours entre la commune et l’opérateur pour arriver à un projet viable pour le promoteur et acceptable pour la collectivité. Mais la complexification des projets, de la réglementation, la multiplication des parties prenantes ont en revanche modifié sensiblement les compétences nécessaires
pour mener ces discussions. Elles portent sur des thèmes à la fois techniques, environnementaux, architecturaux mais aussi financiers ou juridiques. Au final l’un des enjeux forts, la qualité urbaine passe par la capacité de négociation des acteurs publics et des aménageurs ou promoteurs privés.

Synthèse des deuxièmes Entretiens du certu Points forts des débats : Restitution de Jean-Marc Offner et Eric Charmes

Que retenir de ces Entretiens ? La réflexion sur le périurbain avance – il était temps ! Les territoires périurbains n’ont pas été jugés à priori comme des pathologies urbaines destinées à être résorbées. Ils ont été appréhendés comme des territoires qui méritent l’attention, que ce soit pour mettre en avant leurs qualités ou pour souligner leurs défauts. Ce faisant, ces Entretiens ont été l’occasion d’une discussion dépassionnée et informée sur ce que les territoires périurbains peuvent apporter à la ville et sur la manière dont on peut envisager leur avenir et les faire évoluer. Il convient de poursuivre cette réflexion stratégique. Car il ne serait pas sain d’installer une cacophonie technico-politique sur ce thème. La pièce se joue aujourd’hui dans la confrontation entre deux discours : la doxa d’un milieu professionnel de l’urbanisme conforté et légitimé par la loi, qui insiste sur la nécessaire densification et sur l’arrêt de la périurbanisation ; les « vécus » d’une multitude d’habitants, d’élus, d’entreprises, qui sont les constructeurs du périurbain, petits artisans de la fabrique territoriale, et qui témoignent tous de la vitalité de leurs territoires. Il reste donc à élaborer l’outillage cognitif et institutionnel apte à promouvoir, à toutes les échelles, intensité, compacité et urbanité, et dans des traductions morphologiques et organisationnelles différentes selon les
agencements territoriaux en jeu…